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Français, langue seconde
(programme de base)

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Éléments du langage oral

Pour développer sa compétence à l’oral, il est important de bien percevoir les unités sonores de la langue (les phonèmes) et la prosodie, qui a trait, entre autres, au rythme et à la mélodie des énoncés. Il est tout aussi important d’apprendre à les produire correctement afin de se faire comprendre en français par ses interlocuteurs.

Au primaire, les élèves ont développé leur conscience phonologique et appris à établir la correspondance entre les phonèmes et les graphèmes du français. Ils ont d’abord reproduit certains éléments prosodiques, par exemple l’intonation ou le rythme lors de la récitation de textes et ils sont graduellement parvenus à les produire de façon autonome.

Au secondaire, ils discriminent de mieux en mieux les sons du français, particulièrement ceux qui leur posent problème en tant que locuteurs anglophones, par exemple l’opposition entre [y] et [u], et ils les prononcent correctement. Ils intègrent progressivement des connaissances relatives au système prosodique, qu’ils appliquent lors d’échanges spontanés ou planifiés. Ils approfondissent également leur connaissance des conventions de la communication et les utilisent de plus en plus spontanément.

Le tableau qui suit présente les connaissances à acquérir sur la prononciation et la prosodie du français ainsi que sur les marques de l’oralité, les éléments non verbaux et paraverbaux.

Éléments du langage oral

L’élève apprend à le faire avec l’intervention de l’enseignante ou de l’enseignant.

L’élève le fait par lui-même à la fin de l’année scolaire.

 

L’élève réutilise cette connaissance.

P : La lettre P indique que cette notion a été abordée au primaire.

Primaire

Secondaire
1er
cycle
2e
cycle
  1. Prononciation et prosodie du français
  1re 2e 3e 4e 5e
Prononciation des sons
  1. Distinguer les voyelles, notamment
    1. les voyelles nasales1 des voyelles orales (ex. : plein [plɛ̃] / pleine [plɛn], brun [brœ̃] / brune [bryn])
P        
    1. les voyelles antérieures des voyelles postérieures (ex. : pattes [pat]- pâtes [pɑt], sur [syr]- sourd [sur])
P        
  1. Prononcer correctement les voyelles, notamment
    1. les voyelles nasales et orales
P      
    1. les voyelles antérieures et postérieures
P      
  1. Reconnaître quand le [ə] est prononcé et quand il ne l’est pas (ex. : correctement [korektəmɑ̃] , mercredi [mɛrkrədi], reste [rɛstə] , nous chanterons [ʃɑ̃t(ə)rɔ̃], médecin [med(ə)sɛ̃] , amicalement [amikal(ə)mɑ̃])
P        
  1. Prononcer ou non le [ə] selon son emplacement dans le mot
P      
  1. Distinguer les consonnes, notamment les consonnes sourdes des consonnes sonores (ex. : pas [pa] / bas [ba], camp [kɑ̃]  / gant [gɑ̃], tu [ty] / du [dy])
P        
  1. Prononcer correctement les consonnes, notamment les consonnes sourdes et les consonnes sonores
P        
  1. Reconnaître des phénomènes propres au français du Québec
    1. l’affrication2 (ex. : petit [pətsi], durci [dzyrsi], tuile [til], tiens [tsjɛ̃])
     
    1. le relâchement des voyelles -i, -u, -ou en syllabe fermée (ex. : pipe [pIp], jupeYp], soupe [sUp])
     
    1. la diphtongaison3 (ex. : pâte [paut], père [paeR])
     
Enchaînement
  1. Connaître comment se réalise l’enchaînement vocalique (ex. : ça y est, j’ai eu un billet gratuit, lundi à midi, il y a très longtemps)
P      
  1. Connaître comment se réalise l’enchaînement consonantique (ex. : par habitude parabitud(e), avec une amie − avècunamie, cet hiver − cètivèr)
P      
  1. Enchaîner correctement les voyelles et les consonnes à l’oral
     
Liaison
  1. Connaître les principales règles de liaison obligatoire (ex. : je vous avoue ma faute, c’est très important, il est neuf heures, des petits enfants)
P      
  1. Faire la liaison entre les mots lorsqu’approprié
     
Syllabation
  1. Reconnaître la façon de diviser les mots en syllabes (ex. : nu-mé-ro, ar-gent)
P      
  1. Distinguer la syllabe graphique de la syllabe phonique (ex. : hy-gi-è-ne / [i-ʒiɛn], fa-ci-le / [fa-sil])
P    
  1. Prononcer les mots selon les règles de syllabation
P    
Accentuation et rythme
  1. Reconnaître la place de l’accent dans un mot
    1. l’accent tonique4 porte toujours sur la dernière syllabe du mot (ex. : Je trouve ça épouvantable!)
     
    1. l’accent d’insistance5 est souvent placé au début du mot (ex. : C’est incroyable!)
     
  1. Placer l’accent tonique de façon appropriée ou l’accent d’insistance selon l’intention
   
  1. Reconnaître les groupes rythmiques dans un énoncé (ex. : Hier, / je suis allé au cinéma./)
     
  1. Reconnaître les groupes rythmiques et l’accentuation des syllabes des mots dans un énoncé (ex. : À midi, / quand le soleil brille, / j’aime profiter de ses chauds rayons. /)
     
  1. Accentuer les mots et prononcer des énoncés en groupes rythmiques de façon appropriée
     
Intonation
  1. Établir un lien entre l’intonation et le type de phrase utilisé (ex. : intonation montante avec marque interrogative dans la phrase Vous avez vu ce film?)
P        
  1. Utiliser l’intonation appropriée au type de phrase produite
P      
Débit, ton, projection de la voix, volume
  1. Établir un lien entre le débit d’un locuteur, le ton utilisé, la projection et le volume de sa voix et les éléments de la situation de communication
P  
  1. Utiliser un débit approprié au discours produit et aux éléments de la situation de communication (ex. : débit plus lent pour informer ou expliquer)
P  
  1. Utiliser le ton approprié à la situation de communication (ex. : un ton dynamique lors d’une conversation)
P  
  1. Varier la projection et le volume de la voix en fonction du message ou du contexte
P    
  1. Marques de l’oralité, éléments non verbaux et paraverbaux
  1re 2e 3e 4e 5e
Aisance dans la communication
  1. Reconnaître les principaux obstacles à une communication claire et efficace
    1. les hésitations et l’utilisation abusive de mots de remplissage (ex. : pis, ok)
     
    1. les redondances (ex. : répétitions, pléonasmes)
     
  1. Adapter son discours afin de réduire
    1. les hésitations et l’utilisation de mots de remplissage
     
    1. les redondances
     
Conventions de la communication
  1. Utiliser les conventions appropriées au contexte de la communication (ex. : échange de salutations à la première rencontre ou au début d’une conversation formelle)
P      
  1. Utiliser une gestuelle appropriée au contexte et au support de communication
P        
  1. Adapter la mimique, le regard et le contact visuel selon l’intention de communication, le destinataire, le contexte ou le message
P        
  1. Ajuster sa posture et la distance physique en fonction de l’interlocuteur et du contexte (ex. : avec un enseignant pendant un examen oral, avec une personne du sexe opposé pendant une soirée entre amis)
   
1.  Il y a quatre voyelles nasales en français : [ɛ̃] (pouvant s’écrire -in), [œ̃] (pouvant s’écrire -un), [ɑ̃] (pouvant s’écrire -an), [ɔ̃] (pouvant s’écrire -on).
2.  On parle d’affrication lorsqu’un [s] apparaît après un [t] et un [z] après un [d]. Ce phénomène se produit devant les voyelles [i] et [u] et les semi-voyelles [ɥ] et [j].
3.  La diphtongaison est le phénomène qui consiste à faire entendre deux voyelles dans la même émission vocale.
4.  L’accent tonique est aussi appelé « accent lexical ».
5.  L’accent d’insistance a pour but de mettre en relief une syllabe sur laquelle le locuteur veut attirer l’attention de l’interlocuteur.

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