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Français, langue d’enseignement

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Deuxième partie : les ressources de la langue

4. Les ressources de la langue pour modaliser

Modaliser, c’est exprimer sa subjectivité en empreignant ses propos de marques langagières à cet effet. Un énonciateur modalise son message, le plus souvent inconsciemment, principalement pour exprimer des émotions, des opinions, des croyances ou des valeurs et pour influencer ou convaincre son destinataire. Certains genres sont fortement modalisés (textes d’opinion, chansons engagées), d’autres ne le sont pas (entrée de dictionnaire) ou peu (article de vulgarisation scientifique), d’autres encore, par exemple le roman ou le reportage, peuvent l’être beaucoup ou pas du tout.

La langue possède de nombreuses ressources pour modaliser : discours rapporté, langage figuré, ponctuation, prosodie, temps et modes verbaux, vocabulaire connoté, etc.; on parle alors de marques de modalité. Il est parfois difficile de déterminer si l’emploi d’un mot connoté de façon méliorative ou péjorative est une marque de modalité. Il faut se demander si, dans ce contexte, l’énonciateur aurait pu employer un mot plus neutre pour exprimer la même chose. Par exemple, le fait d’employer l’adjectif « exceptionnel » dans Le chef donna une interprétation exceptionnelle de la 9e Symphonie de Beethoven n’est pas nécessairement une marque de modalisation. Ce pourrait être un jugement de fait : cette œuvre est habituellement jouée autrement, cette fois-ci est une exception; ce pourrait aussi être un jugement de valeur (impliquant des marques de modalité, ici, l’adjectif « exceptionnel ») : l’interprétation est remarquable, d’une très grande sensibilité, toute en nuances, etc.

Plan

  1. La présence de l’énonciateur ou du destinataire dans le texte
  2. L’attitude (le point de vue) de l’énonciateur par rapport au propos

L’élève apprend à le faire avec l’intervention de l’enseignante ou de l’enseignant.

L’élève le fait par lui-même à la fin de l’année scolaire.

 

L’élève réutilise cette connaissance.

L : Lecture    É : Écriture    O : Communication orale

mot en petites capitales : Consultation requise de la section indiquée.

(P1; P2) : Référence au programme du 1er et du 2e cycle : lecture; écriture; communication orale; notions et concepts.

Primaire

Secondaire
1er
cycle
2e
cycle
    1re 2e 3e 4e 5e
  1. LA PRÉSENCE DE L’ÉNONCIATEUR OU DU DESTINATAIRE DANS LE TEXTE
    (P1 : 130)   (P2 : 50, 71, 98, 111-112)
  • 1.1.   Reconnaître ou choisir les marques énonciatives qui renvoient à l’énonciateur
    1. Des pronoms personnels et des déterminants possessifs de la 1re personne (ex. : si je peux dire; de notre point de vue; moi, l’aîné de la famille)
 
LO

LO

LÉO
   
    1. Des groupes incidents (ex. : selon mes sources) et des phrases incidentes (ex. : L’information libre existe de moins en moins, c’est du moins ce que je pense.) introduire des dr 3.2
 
LO

LO

LÉO
   
    1. Des phrases interrogatives qui ne s’adressent pas spécifiquement au destinataire (ex. : Comment est-il possible que ces enfants aient autant de difficulté à décrocher leur diplôme?) (interrogation rhétorique)
     
LO

LÉO
 
    1. Des variétés de langue : la langue familière ou populaire (ex. : Sa sœur débarque chez elle demain.) ou soutenue (ex. : Dirais-je…); d’autres langues (ex. : Of course) pour créer un effet
 
LO

LO

LÉO
   
  • 1.2.    Reconnaître ou choisir les marques énonciatives qui renvoient au destinataire et qui manifestent les rapports entre l’énonciateur et son destinataire
    1. Des pronoms personnels et déterminants possessifs de la 2e personne (ex. : d’après toi; selon vous (respect par le vouvoiement); tu n’es pas sans savoir (connivence); Soupes-tu avec ton François? (familiarité)
 
ÉO

ÉO

LÉO
   
    1. Des phrases impératives et interrogatives, et des apostrophes qui s’adressent au destinataire pour souligner le contact, la proximité (ex. : Imaginez… Ne croyez-vous pas que…? Pensez à tous ces gens qui… Vous, gens de bonne volonté! Madame, puis-je compter sur votre générosité?)
 
ÉO

ÉO

LÉO
   
    1. Des modifications dans les règles de convenance (ex. : Monsieur est-il prêt? en s’adressant à un enfant avec humour)
     
ÉO

LÉO
 
    1. Le non-verbal : regarder dans les yeux, posture figée, distance physique entre les interlocuteurs; la prosodie (ton, hauteur de la voix)
 
ÉO

ÉO

LÉO
   
  1. L’ATTITUDE (LE POINT DE VUE) DE L’ÉNONCIATEUR PAR RAPPORT AU PROPOS
    (P2 : 50, 111-113)
  • 2.1.   Reconnaître ou choisir les mots qui révèlent la subjectivité de l’énonciateur
    1. Un vocabulaire connoté relevant de la subjectivité et non d’un état de fait attesté 
      1. des noms
     
O


LÉO
        • avec suffixe en –ard (ex. : vantard); en –asse (ex. : paperasse)
     
O


LÉO
        • noms connotés (ex. : turpitude, insanité)
     
O


LÉO
      1. des adjectifs
     
O


LÉO
        • avec suffixe en –asse (ex. : blondasse); en –onne (ex. : brouillonne); en –âtre (ex. : blanchâtre)
     
O


LÉO
        • avec les préfixes hyper ou super (ex. : C’est superintéressant); avec le suffixe –issime (ex. : C’est rarissime)
     
O


LÉO
        • adjectifs connotés (ex. : tonitruant, inconcevable, incontestable, excessif)
     
O


LÉO
      1. des adverbes (ex. : impitoyablement, heureusement)
     
O


LÉO
      1. des interjections (ex. : Hélas!; Bravo!; Ah!; Ho!; Chapeau!; Génial!)
     
O


LÉO
      1. des expressions figées expressives (ex. : accoucher d’une souris...)
     
O


LÉO
      1. des verbes (ex. : bavarder, jacasser, caqueter plutôt que parler)
     
LÉO
   
    1. Un vocabulaire exprimant des modalités
      1. des verbes de connaissance (ex. : apprendre, démontrer, supposer), d’opinion (ex. : croire, se figurer, sentir); de parole (ex. : avouer, laisser entendre, prétendre, prétexter); de sentiment (ex. : déplorer, redouter, se réjouir)
     
LÉO
   
      1. des auxiliaires de modalité pour exprimer
        • l’obligation ou la prescription (ex. : falloir)
     
O


LÉO
        • la nécessité (ex. : devoir)
     
O


LÉO
        • la possibilité (ex. : pouvoir)
     
O


LÉO
        • la certitude, le faux, l’incertain (ex. : savoir, paraître, sembler)
     
O


LÉO
      1. des adverbes exprimant le doute (ex. : peut-être, sans doute); la certitude (ex. : évidemment, certainement); l’appréciation (ex. : bizarrement, heureusement); la probabilité (ex. : probablement)
     
O


LÉO
      1. des adjectifs (ex. : évident, manifeste, notoire; nécessaire/possible, probable)
     
O


LÉO
    1. Des figures pour amplifier, atténuer, comparer, mettre en évidence 
      1. la répétition (ex. : là où ça compte, là où ça blesse)
   
L

É

LÉO
   
      1. la comparaison et la métaphore courante ou littéraire (ex. : il se sent comme un poisson dans l’eau; ce politicien est un vrai renard)
 

     
      1. l’euphémisme (ex. : rationalisation de l’entreprise pour congédiements)
       
LÉO

LÉO
      1. l’hyperbole (ex. : Je suis mort de fatigue. C’est un géant.)
       
LÉO

LÉO
      1. l’ironie (ex. : Bravo! toujours aussi ponctuel!, pour un éternel retardataire)
       
LÉO

LÉO
      1. litote (ex. : Ça ne sent pas la rose.)
       
LÉO

LÉO
      1. l’oxymoron (ex. : joyeuse nostalgie, des héros ordinaires)
       
LÉO

LÉO
    1. Des pronoms
      1. le pronom on pour marquer la distanciation de l’énonciateur, taire l’identité d’un adversaire ou ne pas avoir à préciser l’agent d’une position rejetée
     
LÉO

 
      1. le pronom nous pour montrer l’adhésion de plusieurs personnes à son propos
     
O


LÉO
  • 2.2.   Reconnaître ou choisir certains types de phrases
    1. La phrase impersonnelle pour marquer la distanciation de l’énonciateur
     
LÉO

 
    1. La phrase emphatique pour mettre en évidence
     
   
  • 2.3.   Reconnaître ou choisir certains temps et modes verbaux et leurs valeurs 
    1. Une valeur d’atténuation (ex. : Vous fermerez ― pour fermezla lumière avant de partir.; Je venais ― pour Je viensvous consulter.; Je voudrais ― pour Je veuxvous voir.)
     
L


    1. Une valeur de distanciation : conditionnel de l’indicatif (ex. : Le chiffre 13 serait un signe de malheur.)
     
L


    1. Une valeur d’ordre (ex. : On se tait tout de suite! ― pour Taisez-vous!)
     
L


  • 2.4.    Reconnaître les discours rapportés utilisés ou en introduire pour se distancer des propos d’autres énonciateurs (ex. : certains disent que...; « Travaillez et consommez », c’est ce qu’on vous demande.) introduire des dr 2; 3
       
LÉO

LÉO
  • 2.5.   Reconnaître le sens d’une ponctuation expressive ou utiliser une telle ponctuation
    1. Le point d’exclamation dans des phrases déclaratives (ex. : Je t’aime!; Elle a une voiture verte et rose! (critique ou sarcasme); Quelle franchise! (ironie); Vous l’ignorez! (confrontation)
       
L

    1. Les points de suspension (ex. : Il part… avec elle… (étonnement, désaveu); Les Jeux olympiques seraient dominés par l’argent… (critique ou doute)
       
L

    1. Le point d’interrogation dans des phrases déclaratives (ex. : Il l’aime tant? pour exprimer le doute; Vous l’ignorez?: la surprise)
       
L

  • 2.6.    Reconnaître le sens du non-verbal et de la prosodie ou y recourir (ex. : ton moqueur, enflammé, autoritaire; hauteur de la voix, en particulier dans l’exclamation)
       
O
 
  • 2.7.    Reconnaître ou choisir des marques graphiques (ex. : capitales, gras, police, soulignement)
     
L

 

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