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Français, langue d’enseignement

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Deuxième partie : les ressources de la langue

3. Les ressources de la langue pour introduire des discours rapportés (DR)

Dans tous les genres de textes écrits et oraux, l’énonciateur, ou le narrateur dans un récit, peut introduire d’autres énonciateurs dont il rapporte les propos, soit textuellement, soit en les modifiant. On appelle ce phénomène le discours rapporté (DR). Ainsi un propos provenant d’une situation d’énonciation X (celle du propos rapporté) est inclus dans une autre situation d’énonciation Y (celle qui rapporte le propos), ce qui complexifie le message.

L’énonciateur principal choisit de faire appel à d’autres voix pour diverses raisons :

  • faire corroborer ses dires et assurer sa crédibilité (par exemple, un journaliste cite un expert dans un article de vulgarisation) 
  • se distancier des propos de quelqu’un d’autre (par exemple, un politicien rapporte les propos de son adversaire pour les réfuter)
  • créer un effet de vraisemblance dans le récit (par exemple, le narrateur fait parler un personnage qui raconte un souvenir; l’énonciateur imite une manière colorée de parler)
Les principales manières de rapporter les propos de quelqu’un sont le discours direct, le discours indirect, le groupe incident et la phrase incidente.

Plan

A. Les ressources de la langue pour introduire des discours rapportés (DR)
  1. La situation de communication
    • les énonciateurs
    • leurs propos
    • leur attitude
  2. Le discours direct : la citation et les dialogues
  3. Le discours indirect
  4. Les conventions pour citer et indiquer des références
B. Langue orale, langue écrite
  1. Comparaison entre langue orale et langue écrite

L’élève apprend à le faire avec l’intervention de l’enseignante ou de l’enseignant.

L’élève le fait par lui-même à la fin de l’année scolaire.

 

L’élève réutilise cette connaissance.

P : La lettre P indique que l’élève a fait un apprentissage systématique du phénomène, au primaire.

L : Lecture    É : Écriture    O : Communication orale

mot en petites capitales : Consultation requise de la section indiquée.

(P1; P2) : Référence au programme du 1er et du 2e cycle : lecture; écriture; communication orale; notions et concepts.

Primaire

Secondaire
1er
cycle
2e
cycle
  1. Les ressources de la langue pour introduire des discours rapportés (DR)
  1re 2e 3e 4e 5e
  1. LA SITUATION DE COMMUNICATION DU DISCOURS RAPPORTÉ : qui dit quoi, à qui, quand, où?
    (P1 : 130)   (P2 : 49, 50, 67, 71, 98, 114)
  • 1.1.   Distinguer les différents énonciateurs des propos rapportés
    1. Les énonciateurs (singulier ou collectif) sont désignés par leur nom, leur titre ou encore leur fonction 
P

LÉO
     
      1. facilement repérables parce qu’ils sont identifiés avant les propos qu’on leur attribue
P

     
      1. plus difficilement repérables parce qu’ils sont identifiés après les propos qu’on leur attribue
P

     
      1. difficilement repérables parce qu’ils sont nombreux et que leurs propos relèvent de situations d’énonciation différentes (ex. : Un journaliste (1) rapporte que le ministre (2) a annoncé ce matin le plan de relance préparé en réponse à une demande des agriculteurs (3) qui s’inquiétaient, en janvier dernier, de l’absence de relève.)
     
LÉO

LÉO
 
    1. Plusieurs énonciateurs sont désignés par des pronoms personnels de 1re personne (ex. : Je vous répète que le présumé coupable a déclaré : « Je suis innocent. »)
 
L

L

É

É
   
    1. L’énonciateur est générique : les recherches, l’histoire, la rumeur, le proverbe, l’opinion publique, etc. (ex. : L’histoire a montré que les inventions ont souvent plusieurs auteurs.)
       
LÉO

LÉO
  • 1.2.   Attribuer à chacun des énonciateurs leur propos respectif 
    1. L’association du nom ou du pronom de reprise au bon énonciateur (ex. : selon les mêmes sources (les sources déjà mentionnées); elle le lui a demandé)
 
L


   
    1. La reconnaissance du changement d’énonciateur dans le dialogue 
      1. par un tiret
P
L
       
      1. par les rôles respectifs des énonciateurs (ex. : l’interviewer, l’interviewé)
   
     
      1. par les modalités d’enchaînement des propos : les mots employés, les interruptions (ex. : l’arrivée d’un personnage), etc.
 
L

L

   
  • 1.3.    Interpréter l’attitude de l’énonciateur (plutôt neutre, plutôt subjective) ou choisir de marquer ou non son attitude par rapport au propos rapporté ou à l’auteur du propos
    1. La reprise rigoureuse ou la modification du sens initial des propos et du point de vue de leur énonciateur
       
LÉO

ÉO
    1. La reconnaissance ou l’utilisation de certaines ressources de la langue  
      1. le verbe introducteur (ou le verbe de la phrase incise) neutre (ex. : déclarer, bafouiller, murmurer) ou subjectif (ex. : il ose affirmer que, prétendait-il) modaliser 2
     
LÉO
   
      1. le choix d’autres moyens de modalisation, tels certains adverbes, certains types et formes de phrases, certains modes et temps verbaux, une ponctuation expressive, la prosodie (ex. le ton) modaliser 2
       
LÉO

LÉO
      1. le choix d’une variété de langue autre que celle employée à l’origine dans le but de rendre le propos plus facilement accessible (ex. : du langage technique à la langue standard), de donner plus de vivacité au récit (ex. : garder un propos en langue familière orale dans un récit écrit en langue soutenue), d’assurer une plus grande cohérence (ex. : en maintenant une langue soutenue), etc.
     
LÉO

LÉO

LÉO
  1. LE DISCOURS DIRECT 
    (P1 : 130)   (P2 : 114, 128, 142)
  • 2.1.   Reconnaître les caractéristiques du discours direct   
    1. Les propos sont rapportés sans modification; le temps du verbe est indépendant de celui du verbe introducteur 
 
LO
       
    1. Les formes du discours direct
      1. la citation, le dialogue, le monologue intérieur, le mot entre guillemets
 
LO

LO
     
      1. l’aparté, le monologue, le soliloque, la tirade (au théâtre)
       
LO
 
  • 2.2.   Reconnaître ou utiliser les marques du discours direct : la citation et le dialogue
    1. Un verbe introducteur suivi des propos rapportés et une ponctuation particulière : les deux-points et les guillemets, le point avant la fermeture des guillemets (ex. : Le proverbe dit : « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. »)  
P
       
      1. les verbes de parole neutres ou expressifs
     
   
    1. Une phrase incise :
      1. sa construction, sa position, sa ponctuation (ex. : « Ce sentier est réservé aux marcheurs experts », lit-on sur les affiches.)
 
L

É

É
   
      1. l’insertion facultative d’un élément descriptif qui transpose à l’écrit des informations transmises par la prosodie ou  le non‑verbal (ex. : … dit-elle d’une voix éteinte)
 
L

É

É
   
    1. Un mot entre guillemets (ex. : On vit arriver la « comète blonde », pour parler de Guy Lafleur) 
 
L

     
  • 2.3.   Reconnaître ou utiliser les marques particulières du dialogue
    1. Le retrait à la ligne et le tiret
P          
    1. Un contexte annonciateur avec ou sans  la ponctuation du discours direct (ex. : J’entendis des bribes de conversation : « ... »)
 
L

L

É

   
    1. Le retrait à la ligne et le nom des personnages (pièce de théâtre)
       
L
 
  • 2.4.   Reconnaître ou utiliser, à l’oral, certaines marques de dialogue ou de citation
    1. La présence des interlocuteurs et l’interaction verbale (ex. : alternance de questions et de réponses dans une entrevue)
   
O
     
    1. La prosodie (ex. : l’intonation imitative, un ton ironique)
     
O
   
    1. Le changement dans la variété de langue
     
O
   
    1. Le non-verbal
   
O
     
    1. Des groupes de mots comme voici un extrait, je cite, etc.
       
O
 
  1. LE DISCOURS INDIRECT
    (P1 : 130)   (P2 : 114, 127-128)
  • 3.1.   Reconnaître les caractéristiques du discours indirect
    1. La modification des propos rapportés au moyen de la reformulation, de la paraphrase, d’un terme équivalent, d’une nominalisation
   
L

L
   
    1. L’absence des marques énonciatives de 1re et 2e personnes; l’absence des adverbes de temps et de lieu liés à la situation d’énonciation des propos rapportés (ex. : Martin dit : « Je voudrais que mon ami soit ici.» / Martin a dit qu’il aurait voulu que son ami soit .)
 
L

L

L
   
    1. La dépendance du temps du verbe de la subordonnée complétive au verbe introducteur (concordance des temps verbaux)
     
L
   
  • 3.2.   Reconnaître ou utiliser les marques du discours indirect 
    1. Un verbe introducteur suivi d’une phrase subordonnée complétive du verbe sans ponctuation particulière (ex. : Maman m’a dit que je ne devais pas parler aux étrangers)
   
L

É

LÉO
   
      1. le choix approprié du mode et du temps du verbe dans la phrase subordonnée complétive en fonction du verbe introducteur situer dans le temps 2.4
     
LÉO

LÉO
 
      1. la réduction de la subordonnée complétive situer dans le temps 2.4
     
   
    1. Un groupe incident (ex. : au dire des experts, selon les témoins) ou une phrase incidente (ex. : Il est, tout le monde le dit, un candidat sérieux.); ponctuation modaliser 1
   
L

LÉO
   
  • 3.3.   Reconnaître le discours indirect libre : les propos sont rapportés dans une phrase indépendante généralement sans ponctuation particulière (ex. : Claire informe son père. Elle sera en retard, sa tente a été inondée, elle a attendu les secours.)
         
L
  1. LES CONVENTIONS POUR CITER ET INDIQUER DES RÉFÉRENCES
    (P2 : 70-71, 73, 96, 127-128)
  • 4.1.   Reconnaître ou appliquer les conventions qui régissent la citation
    1. Les marques du discours direct (voir 2.2)
    1. Les points de suspension entre crochets [...] pour indiquer qu’un passage a été omis
 
L

L

L

 
    1. Les crochets pour apporter une précision étrangère à l’auteur (ex. : Marie Laberge [la peintre] tient une exposition...)
     
L


    1. Le mot sic entre crochets [sic] pour signaler une erreur de l’auteur ou de la citation
         
  • 4.2.    Indiquer, lorsqu’il y a lieu, les sources (livres, revues, web) exactes et complètes des discours rapportés soit en intégrant l’information dans le texte, soit par une note de bas de page
         
  1. Langue orale et langue écrite
  1re 2e 3e 4e 5e
  1. Comparaison entre la langue orale et la langue écrite
    (P1 : 140, 143)   (P2 : 140, 142)
  • 5.1.    Observer les ressemblances et les différences entre la langue orale et la langue écrite pour une même variété de langue (ex. : à l’oral, un énonciateur peut reprendre partiellement un énoncé pour le corriger; à l’écrit le texte final ne présente pas de telles corrections.)
   
LO

LÉO

LÉO
 
  • 5.2.   Comparer la langue standard et la langue familière dans une même situation
   
LO

LÉO

LÉO
 
  • 5.3.    Reconnaître le sens donné par les éléments prosodiques et non verbaux ou le transposer à l’écrit
   
LO

LÉO

LÉO
 

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